PS3 Child of Eden

Published on juin 21st, 2011 | by Arnolife

0

Child of Eden – LSD for dummies

Après un Lumines qui a intéressé les masses surtout parce qu’il permettait de faire des choses totalement illégales avec sa PSP, Mizuguchi revient sur console de salon avec Child of Eden, sorte de non-suite de REZ.

Je pourrais comme à chaque fois parler de la dreamcast en disant que c’est la meilleure console qui n’a jamais été créée. Je pourrais aussi parler d’un jeu qui a l’époque avait fait parler de lui car celui ci il était vendu avec quatre « pods » que l’on se mettait autour du corps (si on voulait après on pouvait aussi faire ce qu’on veut avec ce n’est pas mon problème). Ces derniers vibraient alors au rythme du jeu. Le jeu en lui même était une sorte de rail-shooter musical psychédélique en 3D. Ce jeu c’était REZ un gros trip sorti du cerveau de Mizuguchi Tetsuya. REZ s’est d’ailleurs vu adapté récemment sur le XBLA en HD.

L’histoire est plantée par une intro très « Anaïs Anaïs » ou une midinette s’éveille dans une flaque d’eau après une soirée sous acides. Les effets psychotropes de tout ce qu’elle a gobé la veille sont encore présent alors elle décide de courir dans les champs. Quand soudain, c’est le drame, la crise de manque, la descente. Sa vision chatoyante se dégrade petit à petit et l’eden dans lequel se trouvait Lumi se transforme en un enfer moche plein de trucs pas cool. Vous l’aurez compris, votre rôle sera de fournir à Lumi sa prochaine dose de LSD pour qu’elle puisse enfin retrouver le sourire et chanter en faisant des gestes avec les bras telle la « Janis Joplin en fin soirée » moyenne. Sauf que là quand Lumi chante on a plutôt l’impression d’écouter Nana Mouskouri sous valium. Après tout pourquoi pas.

Le jeu est découpé en cinq niveaux débloquables plus un mode « infini » ( Je n’ai vu personne m’annoncer qu’il l’avait fini alors j’en déduis qu’il est infini) déblocable une fois le jeu « terminé ». Pour débloquer le niveau suivant il faut obligatoirement avoir fini le niveau précédent et avoir accumulé suffisamment d’étoiles. Les étoiles s’ajoutent à chaque niveau terminé donc si on n’est pas trop à jouer le score, il suffit de refaire le même niveau deux trois fois pour avoir le bon nombre d’étoiles. Chaque niveau a un thème et donc tout ce que l’on croisera sera en rapport avec le thème du niveau. Faire tous les niveaux dans l’ordre prendra à peu près une heure mais il s’agit d’un jeu de shoot et qui dit jeux de shoot dit replay value et scoring. On reprendra avec plaisir plusieurs fois chaque niveau pour améliorer son score et pour débloquer les gadget qui vont peupler l’interfaces du menu au fur et a mesure que l’on finit des niveaux. Après on va parler de scoring mais je ne comprend pas pourquoi le score n’est pas affiché a l’écran. Il y a eu clairement un choix artistique car l’interface est des plus épurée. En effet, il n’y a à l’écran, que le viseur, ainsi que la vie en bas a droite. Personnellement, j’aurai rajouté le score car celui-ci sort un peu du chapeau à la fin du niveau. Peut être est ce trop hardcore pour moi…

Soyons bien d’accord, ce jeu a beau être une ode à la prise de produit stupéfiant, il n’en est pas moins un jeu tout simplement magnifique. Il m’est même arrivé a certain moment de laisser échapper un « wouahou cé bo » tout seul devant ma télé. Child of Eden met une claque visuelle et on en redemande. Il est très difficile de décrocher et même s’il n’est pas super dur, il est possible de débloquer un mode difficile pour rallonger encore la durée de vie du jeu. Pour les plus rêveur qui n’ont pas envie de se faire chier avec la jauge de vie il existe même un mode ou l’on ne perd pas de vie si on se fait toucher, comme ça juste pour le trip. Le design général fait, tout comme son ainé, très « demo party » et ce n’est pas pour me déplaire. La bande son totalement electro et s’accorde merveilleusement bien avec cet univers. Seuls les passages ou Lumi chante au travers de son vocoder magique sont moins percutants car un peu trop soupeux pour moi. Ils n’y en a heureusement que très peu et ils sont généralement distillés en fin de niveau. Après tout ceci est affaire de goût. Comme il s’agit aussi d’un jeu de rythme, la manette vibre en même temps que les basses ce qui rajoute a l’immersion.

Pour ceux qui ont joué à REZ, les principes de jeu restent à peu près les mêmes sauf qu’ici on passe à une vue à la première personne. Je n’ai personnellement que joué à la manette car je n’ai pas de Kinect. Je préfère en fait jouer aux jeux vidéo. Je dis ça mais ce jeux est tellement particulier que je me suis dit que j’aimerai bien le tester avec Kinect…comme ça pour voir(mon dieu mais qu’est ce qu’il m’arrive). Avec le stick, nous dirigeons donc un viseur. Le point de vu se déplace tout seul comme dans tout rail-shooting, on peut juste faire tourner la camera en collant le viseur au bords de l’écran. En appuyant sur A, on « lock » les ennemis (jusqu’à 8) et en relâchant A on lance le tir(oui exactement comme dans REZ). Le buts pour faire un gros score est de lâcher le bouton quand 8 ennemis sont lockés et en rythme. On obtient alors un « perfect » qui commence a X2 et va jusqu’à X8. Les deux nouveautés sont, le tir violet, sorte de mitrailleuse qui fait moins de dégâts mais qui sera le seul moyen de détruire les ennemis de couleur violette ainsi que la smart bomb qui fait un peu le ménage quand c’est trop le chaos mais qui est, comme dans beaucoup de shoots, « l’arme des faibles« .

Au final, Child of Eden est un très bon rail-shooter, digne héritier de REZ. Ce qui fait son charme est surtout son univers graphique unique. J’aimerai forcer tous ceux qui sont encore en train de se poser la question « le divertissement vidéo-ludique est il un art? » à y jouer. Allez j’y retourne j’ai bien l’impression que, même si c’est Lumi qui prend des drogues, elle n’est plus la seule à être dépendante aux drogues de Mr Mizuguchi.

+ Fiche du jeu Child of Eden

Développeur Q Entertainment
Éditeur Ubisoft
Platforme XBox 360, PS3
Genre Rail-Shooter
Date de sortie 16 juin 2011

Child of Eden – LSD for dummies Arnolife
Graphisme
Gameplay
Bande son

Summary: Child of Eden est un trip, au réel parti pris graphique; c'est un shoot et qui a un goût de REZ! Ça fait du bien un peu de poésie... mais si c'est un peu niais quand même...

4.9


User Rating: 0 (0 votes)

Tags: , , , , , , , , , , ,


About the Author

Arnolife



Laisser un commentaire

Back to Top ↑

UA-23169980-1